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Intelcia: La barre du milliard de DH pour 2016
2016-01-29 22:03:54 - Economie


Intelcia enchaîne les success-stories. L’entreprise vient de s’implanter via un centre à Douala (Cameroun). Dès le lancement, le site devrait employer 500 personnes...

Il a nécessité un investissement de 18 millions de DH. «Notre croissance a été ralentie par un environnement local peu francophone. L’alternative est l’Afrique subsaharienne où le bassin d’emplois maîtrise le français», nuance Karim Bernoussi, PDG d’Intelcia.

Le turn-over élevé que connaît l’activité a également poussé l’entreprise à s’implanter au Cameroun. «Nous sommes stressés ici par le turn-over. D’où la nécessité d’aller vers des destinations où les salariés sont plus stables et économiques», explique le top management d’Intelcia. D’ailleurs, l’entreprise étudie la possibilité de s’implanter au Sénégal en optimisant les 200 Sénégalais qui travaillent actuellement dans les centres de Casablanca. Spécialisée dans les métiers de la relation clients, Intelcia a clôturé l’exercice 2015 avec un chiffre d’affaires de 760 millions de DH, contre 700 millions de DH en 2014. «Nous comptons dépasser la barre du milliard de DH en termes de chiffre d’affaires en 2016», annonce Bernoussi.
L’actionnariat du groupe est composé des managers à 32,8% (Karim Bernoussi  et le DGA Youssef El Aoufir), les actionnaires historiques à 39,7% et le fonds Cap 
Mezzanine (CDG Capital). L’entreprise, qui gère les relations clients de donneurs d’ordre spécialisés dans les télécoms, médias assurance, e-commerce…, compte à ce jour 3.800 salariés répartis sur 10 centres de contact onshore et nearshore entre le Maroc et la France.  Le management compte consolider davantage sa présence dans l’Hexagone, avec pour objectif d’intégrer le top 5 des outsourcers francophones. «Pour compter dans le monde francophone, il fallait être présent en France et avoir un statut d’employeur», soutient le PDG d’Intelcia.  
Autre objectif: diversifier les capacités linguistiques et métiers pour décrocher des contrats dans les pays émergents non-francophones. Cette ambition de diversification s’explique aussi par la volatilité du secteur et la montée en valeur des marchés tunisiens, sénégalais, camerounais ou encore ivoirien.
Le constat aujourd’hui est que les tarifs pratiqués à Casanearshore seraient de moins en moins compétitifs. En même temps, «la Tunisie vient de dévoiler un plan très agressif sur l’offshoring», affirme Bernoussi. S’y ajoute la concurrence acerbe des pays subsahariens, plus compétitifs sur les coûts dans une zone en quête de créations d’emplois et de paix sociale.
 


SRC : http://www.leconomiste.com/categorie/entreprises  I  A. At


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